Harmonie du soir
Chanson - Victor HUGO
Une allée du
Luxembourg - Gérard de Nerval
Le dormeur du val - Arthur RIMBAUD
La terre est
bleue - Paul ELUARD
Paysages et poèmes par erreur -
Sylvie Goutte Baron
Chanson
d'automne - Paul VERLAINE
Harmonie du soir
- Charles BAUDELAIRE
Le poète et la foule -
Théophile GAUTIER
Le cancre - Jacques PRÉVERT
Spleen - Charles
BAUDELAIRE
Le pont Mirabeau
- APOLLINAIRE
La chanson
du Mal-aimé -
APOLLINAIRE
Charles Baudelaire
Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.
Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige,
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige !
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige...
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !
Extrait du recueil "LES FLEURS DU MAL", paru en 1857.